Actif net comptable

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2019

Sommaire

L’Actif Net Comptable (ANC) correspond à la différence entre l’actif d’une entreprise et l’ensemble de ses dettes.

Il se calcule en soustrayant la somme des passifs de celles des actifs. Il ne fournit pas une photographie actualisée des actifs d’une entreprise, car il s’appuie sur la méthode des coûts historiques. Pour avoir une vision plus claire de la valeur d’une entreprise, les investisseurs se réfèrent plutôt à l’actif net corrigé (où réévalué).

Définition et mode de calcul de l'actif net comptable

L'actif net comptable (ANC) est utilisé pour déterminer la valeur d’une entreprise en additionnant la valeur réelle de tous ses biens, dont on retranche l'ensemble des dettes.

En pratique, l’ANC correspond au montant que percevraient les actionnaires s'ils décidaient de vendre les actifs, une fois les dettes soldées.

La formule retenue pour calculer l’ANC est généralement la suivante :

Actif immobilisé + actif circulant – dettes = actif net comptable.

La principale critique adressée à l’encontre de l’ANC est qu’il valorise une entreprise en occultant sa rentabilité future. Il ne tient pas non plus compte des plus-values (ou des moins-values) éventuelles sur l'actif. Par ailleurs, les éléments hors bilan (notoriété, know-how, etc.) sont ignorés.

La valeur de l’ANC est donc proche d’une valeur à la « casse », assimilable à la valeur comptable des capitaux propres.

De l’actif net comptable à l’actif net comptable corrigé

Pour obtenir une vision affinée de la valeur patrimoniale d’une entreprise, les investisseurs utilisent la notion d’Actif Net Comptable Corrigé (ANCC).

L’ANCC est calculé à partir de la formule suivante :

Actif net comptable (ANC) + plus-values (ou - moins-values) sur éléments d'actif + réserves occultes (provisions non justifiées) + fiscalité différée actif - fiscalité différée passif = ANCC.

L’objectif de l’ANCC est de ré-estimer certains postes d’actifs à leur valeur réelle, de reclasser certaines provisions passées pour risques et charges, et de tenir compte de la fiscalité (active ou passive), afin d'obtenir une valeur patrimoniale ajustée.

En effet, la présentation bilancielle (aux « coûts historiques ») ne permet pas d'apprécier une entreprise à sa valeur réelle :

  • La valeur effective de certains biens est parfois différente de celle inscrite au bilan (coûts historiques).
  • Certaines provisions pour risques et charges (provisions réglementées, etc.) peuvent être reclassées dans les capitaux propres et les provisions fiscalement déduites du résultat fiscal d'exercices antérieurs portées en majoration de l'actif net.
  • La prise en compte de la fiscalité différée (créances ou dettes d'impôt potentielles) doit être considérée, car elle influe sur la richesse finale d’une entreprise.