Analyse du bilan fonctionnel

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en septembre 2019

Sommaire

Le bilan fonctionnel permet d’analyser le fonctionnement d’une entreprise en analysant sa politique d’investissement, de financement et d’exploitation.

L’analyse fonctionnelle du bilan fournit les outils requis pour évaluer le fonctionnement de l’entreprise en décortiquant ses cycles fonctionnels (emplois/ressources).

En simplifiant, l’analyse du bilan fonctionnel permet de savoir d’où vient l’argent d’une entreprise et l’usage qu’elle en fait.

Bilan fonctionnel : définition et construction

Le bilan rationnel est construit à partir de données brutes extraites du bilan comptable. Les termes actif/passif de ce bilan sont remplacés par les notions d'emplois/ressources.

Les emplois (actifs) et ces ressources (passifs) sont regroupés par fonctions selon leur nature et leur destination.

Dans les grandes lignes, le bilan fonctionnel permet de savoir d’où viennent les fonds dont une société dispose et la façon dont ils sont utilisés afin d'apprécier sa solidité financière et sa rentabilité.

Pour y parvenir, les ressources et les emplois sont évalués à leur valeur d’origine et classés par cycles.

On distingue 4 cycles :

  • le cycle durable qui résulte d’une comparaison entre les investissements durables et les financements stables ;
  • le cycle d’exploitation qui établit une comparaison entre les stocks, les créances et les dettes relatives à l’exploitation ;
  • le cycle hors exploitation, basé sur une comparaison entre les créances et les dettes de toute nature ;
  • le cycle de trésorerie, soit une comparaison entre la trésorerie active (soldes créditeurs de banque, concours bancaires, etc.) et la trésorerie passive (liquidités, comptes bancaires créditeurs, placements, etc.).

Analyse du bilan fonctionnel : objectifs et utilité

L’analyse du bilan fonctionnel passe par l’étude de la structure financière de la société. D’une année sur l’autre, elle permet de comparer l’évolution :

  • des ressources et des emplois stables ;
  • des actifs et passifs circulant d’exploitation et hors exploitation ;
  • du besoin en fonds de roulement hors exploitation (trésorerie active/passive) ; et
  • de la situation de trésorerie (nette).  

Pour apprécier ces éléments, l’analyse du bilan s’appuie sur des indicateurs comme le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

Le fonds de roulement (FR)

Il correspond à la partie de ressources stables finançant l’actif circulant. C'est le surplus des capitaux permanents sur les actifs stables. On le calcule comme suit :

Ressources stables - emplois stables = fonds de roulement(FR)

Si le FR est positif, cela signifie que des ressources durables concourent au financement des besoins liés au cycle d'exploitation, ce qui est un bon point.

Si le FR est négatif, c’est que l'entreprise finance une partie de ses immobilisations par des dettes à court terme, ce qui peut constituer un signal négatif.

Le besoin en fonds de roulement (BFR)

Il correspond aux sommes dont une entreprise à besoin pour financer son cycle d’exploitation. On le calcule ainsi :

Actif circulant d’exploitation et hors exploitation - passif circulant d’exploitation et hors exploitation = BFR

Les variations du fonds de roulement fluctuent en fonction des entrées et des sorties liées au cycle d’exploitation. Un BFR négatif signifie que l'entreprise n'a pas de besoins à financer. En effet, le passif circulant (hors trésorerie) dépasse les besoins de financement de son actif circulant (toujours hors trésorerie). Le besoin en fonds de roulement se trouve alors en situation d’excédent.