Comptabilité créative

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en septembre 2020

Sommaire

La comptabilité créative (creative accounting) consiste à fournir une image avantageuse de la situation financière d’une entreprise en utilisant (théoriquement) des moyens licites. Pour embellir cette représentation, les comptables « créatifs » utilisent différentes ficelles comme l’amortissement, les provisions, etc.

Créativité comptable : principe

Préférer la valorisation purement comptable d’un actif plutôt que le prix du marché pour majorer des pertes et diminuer l’impôt ; provisionner des sommes importantes afin de faire ressortir des pertes ; améliorer le résultat en valorisant les stocks ou en jouant sur la comptabilisation des charges financières, etc. Toutes ces méthodes ont un point commun : elles relèvent de la comptabilité créative.

Cette technique vise à modifier les comptes, le plus souvent afin de les embellir, bien qu’une dégradation soit parfois recherchée, par exemple pour noircir le bilan des prédécesseurs ou bien minimiser le bénéfice afin de réduire l’intéressement des salariés.

Pression des marchés

Dissimulation comptable, mise en cause des cabinets d’audit, double jeu des analystes financiers : les dérives de la comptabilité comptable défraient régulièrement la chronique. Dans certains cas, ces pratiques ont pour but de légitimer la rémunération pharaonique de certains chefs d’entreprises. Mais, elles peuvent aussi trouver leur source dans la volonté de « tenir » un niveau de performance que la fin des années 1990 a placé trop haut.

C’est durant les périodes de forte croissance économique que la comptabilité créative est la plus fréquente, car l’optimiste des investisseurs les rend moins vigilants vis-à-vis de règles comptables alors utilisées « au mieux ».

La comptabilité créative peut aussi être utile en période de crise.